SORTIE DE MOUAIS#9 (septembre 2020)

MOUAIS 9 – SPTEMBRE 2020 – A RETROUVER DANS NOS POINTS DE DIFFUSION OU PAR ABONNEMENT

L’espace est-il public ? Je pense immédiatement, non. S’il existe un espace commun, il n’est pas public, c’est-à-dire, selon moi et d’un point de vue politique, accessible à tou.tes. Plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, l’absence de mixité de l’espace, qui n’est donc pas représentatif de la population, donc pas public. Il suffit de faire le tour de Nice pour constater l’écart entre les couleurs de peau que l’on observe place Masséna, disons, à l’Ariane ou aux Moulins. Il suffit de se promener la nuit dans la majorité des quartiers de la ville pour observer la disproportion entre la présence des femmes et des hommes aux terrasses des bars. Je pense aussi à la présence des enfants dans l’espace public. Souvent cantonnés à la coulée verte et aux parcs de jeux, ce qui implique que les parents, souvent des mères, se doivent de les investir aussi. La ville (à l’image de la société) n’est pas faite pour les enfants, ne les reléguant qu’à des places bien déterminées et très restreintes. Mais ce qui me vient en premier, c’est l’appréhension (dans tous les sens du terme) qu’ont les femmes de l’espace « public », un territoire souvent perçu, par expérience ou par anticipation socialement construite, comme potentiellement dangereux, en particulier la nuit. Les transports en commun, « publics » là aussi, lieux riches en expériences d’attouchements, les bars avec relous, le harcèlement de rue, la peur de l’agression, et j’en passe. La présence policière, qui semble se resserrer chaque jour, les militaires avec mitraillettes… comment se sentir en sécurité et en liberté dans un espace public chargé de menaces, sous le regard permanent de la vidéosurveillance, omniprésente elle aussi ? A Nice, un.e artiste doit désormais demander la permission pour faire son travail dans l’espace public. Les lieux sont cloisonnés, les manifestations, artistiques ou militantes, sont encadrées (pléonasme). Et, last but not least, les grilles poussent comme des champignons, cloisonnant l’« espace public » avec de hautes barrières, transformant Nice, chaque jour davantage, en un gigantesque pénitencier. Non, dans une ville où la mairie contrôle chaque aspect du territoire, l’espace est tout sauf « public ». C’est pourquoi sa reconquête semble essentielle. Par Tia Pantaï

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